Attention: Les CHENILLES PROCESSIONNAIRES

Description de la chenille processionnaire
La chenille est d’une teinte brun foncé ponctuée de taches rougeâtres sur la partie supérieure et les flancs, tandis que la face ventrale est jaune. La tête est noire. Elle est très velue et couverte de poils urticants.
Habitat de la chenille processionnaire
La chenille processionnaire du pin se cantonne dans les régions du sud de l’Europe et infeste principalement les différentes espèces de pins. La chenille processionnaire du chêne quant à elle, se trouve plus au nord et peut proliférer sur les chênes.
Comportement de la chenille processionnaire
Durant l’été, les imagos femelles déposent leurs œufs par paquets de 150 à 200 en rangées parallèles sur les aiguilles de pins. Ceux-ci éclosent au bout de cinq à six semaines pour livrer des chenilles qui mueront à cinq reprises. Arrivées au cinquième stade de la métamorphose, les chenilles processionnaires du pin tisseront un nid de soie coriace que les prédateurs éventuels ne peuvent percer, où elles se regrouperont pour passer les journées, et plus tard la mauvaise saison. Les chenilles sortent la nuit pour s’alimenter et se déplacent à la queue leu-leu. La cohésion de ce déplacement en procession, est assurée par contact tactile avec la soie des congénères. Les nids sont aisément repérables sur les arbres car ils ressemblent à de grossières barbes à papa parasitant les extrémités des branches de pins.
Dangers de la chenille processionnaire
Ce ne sont pas leurs longues soies qui posent problème, mais les poils minuscules que les chenilles projettent en l’air alors qu’elles sont au troisième stade larvaire, lorsqu’elles se sentent menacées ou non. Une simple rafale de vent peut transporter les poils. Leur caractère urticant provoque généralement de sérieuses réactions allergiques et des démangeaisons, voire des œdèmes sur les parties du corps les plus exposées : mains, cou, visage, mais peut aussi entraîner des lésions oculaires et des troubles respiratoires sévères. Les animaux domestiques sont particulièrement vulnérables. Un chien ou un chat atteint par les poils urticants peuvent développer une nécrose de la langue pour s’être léché afin d’atténuer les démangeaisons dont il est victime, s’il n’est pas soigné rapidement.
Lutte contre la chenille processionnaire
La chenille processionnaire possède de nombreux ennemis naturels à tous les stades de son évolution : insectes, oiseaux, rongeurs, virus, champignons… Les procédés de lutte en cas d’infestation peuvent être divers mais le résultat n’est pas toujours à la hauteur des attentes. L’échenillage et l’incinération pour les petites surfaces semblent les plus efficaces si l’on se refuse à utiliser les insecticides chimiques, tandis que pour les grandes surfaces infestées, l’usage par pulvérisation de toxines produites par la bactérie Bacillus thuringiensis à l’automne (en dehors de la présence d’autres larves de lépidoptères), démontre une efficacité certaine. La toxine ingérée par les chenilles, les tue par septicémie. Il existe d’autres moyens d’éradication, parfois complexes à mettre en œuvre,  lutte chimique par pulvérisation aérienne (de plus en plus rarement utilisé), pièges à base de phéromones…
Site à consulter pour la lutte contre ce fléau

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